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Relations & Vie

Regroupement familial en Belgique après un mariage ou une cohabitation

16 septembre 2026
7 min

Regroupement familial en Belgique : qui peut faire venir son conjoint, conditions, revenus, visa D, documents et délais, selon les sources officielles.

1Regroupement familial en Belgique : l'essentiel

Vous vivez en Belgique et votre conjoint ou partenaire vit hors de l'Union européenne, par exemple au Cameroun ? Le regroupement familial en Belgique répond à cette situation. Il permet à certains membres de la famille d'un Belge ou d'un étranger en séjour légal de le rejoindre. Ce droit doit être reconnu si vous prouvez, documents à l'appui, que vous remplissez les conditions.

Les règles changent : cet article vous informe, mais il ne remplace pas l'avis de l'Office des étrangers ou d'un avocat. Ainsi, la loi du 18 juillet 2025, entrée en vigueur le 18 août 2025, a modifié le regroupement familial en Belgique. Des dispositions transitoires font coexister anciennes et nouvelles règles. Si vous vivez dans un autre pays européen, comme la France, les règles diffèrent : consultez son administration.

Le « regroupant » vit en Belgique et ouvre le droit. Le « demandeur » souhaite le rejoindre. Pour un couple mixte, les conditions dépendent surtout de la nationalité et du statut du regroupant, puis de votre lien. En règle générale, c'est l'Office des étrangers qui décide.

2Qui peut faire venir son conjoint ou son partenaire ?

Premier cas : vous êtes Belge et n'avez pas exercé votre droit de libre circulation dans l'Union. Votre conjoint ou partenaire enregistré relève alors de l'article 40ter de la loi du 15 décembre 1980. En revanche, le cas diffère pour un Belge rentré d'un séjour effectif dans un autre État membre. Ses proches suivent alors, à certaines conditions, les règles européennes.

Deuxième cas : le regroupant est citoyen d'un autre pays de l'Union, ou de Suisse, Norvège, Islande ou Liechtenstein. Son conjoint relève alors de l'article 40bis. Il doit notamment prouver son identité, le mariage et le droit de séjour du citoyen européen. Dans certains cas, par exemple pour un citoyen étudiant, une assurance maladie et des ressources suffisantes s'ajoutent.

Troisième cas : vous êtes un ressortissant non européen autorisé à séjourner en Belgique. Vos proches relèvent alors des articles 10 ou 10bis, qui prévoient par exemple un délai d'attente dans certaines situations. Pour préparer un regroupement familial en Belgique, partez donc de la situation du regroupant, comme le conseille l'Office des étrangers.

3Les conditions du regroupement familial en Belgique

Avec un Belge ou un étranger non européen, le regroupement familial en Belgique repose sur plusieurs conditions. D'abord, l'âge : avec un Belge, les deux époux doivent avoir plus de 21 ans. Cet âge descend à 18 ans si le mariage précède la demande. Cependant, à partir du 18 août 2027, la loi du 18 juillet 2025 exigera que les deux conjoints aient plus de 21 ans. Pour un regroupant non européen en séjour illimité, cette loi fixe déjà le minimum à 21 ans, sauf dispositions transitoires.

Ensuite, le logement. Le regroupant doit disposer d'un logement suffisant pour accueillir sa famille. Pour un Belge, tout moyen de preuve convient, par exemple un contrat de bail ou une attestation MyRent. Par ailleurs, le regroupant doit avoir une assurance maladie couvrant les risques en Belgique pour toute la famille. Vous pouvez le prouver avec une attestation de la mutuelle confirmant qu'elle pourra affilier le demandeur dès son arrivée. Sinon, une assurance maladie en voyage d'au moins 30 000 euros sur trois mois convient. Enfin, le demandeur doit venir vivre avec le regroupant.

4Revenus : des moyens stables, suffisants et réguliers

Le regroupant doit aussi avoir des moyens de subsistance stables, réguliers et suffisants pour lui et sa famille. L'objectif : éviter que la famille devienne une charge pour les pouvoirs publics. Idéalement, les justificatifs couvrent les 12 mois précédant la demande, et davantage pour un indépendant.

Avec un Belge, les anciennes règles valent pour les demandes de regroupement familial en Belgique introduites jusqu'au 18 août 2027. L'Office des étrangers annonce un montant de référence de 2 217,47 euros net par mois à partir du 1er septembre 2026. Il s'agit d'un montant indexé, à vérifier sur le site de l'Office des étrangers.

Pour un regroupant non européen, tout dépend de la date de son propre séjour. Les nouvelles règles s'appliquent s'il n'était pas autorisé à séjourner plus de trois mois avant le 18 août 2025. La référence devient alors 110 % du revenu minimum mensuel moyen garanti. S'y ajoutent 10 % par membre de la famille supplémentaire à charge. Bonne nouvelle : un revenu inférieur n'entraîne pas de refus automatique, car l'Office des étrangers examine la situation globale. En revanche, l'aide sociale du CPAS et les allocations familiales ne comptent pas.

5Mariage ou cohabitation légale : les preuves du lien

Si vous êtes mariés, l'acte de mariage établit le lien. Il s'agit en règle générale d'un document officiel, légalisé ou revêtu d'une apostille. S'il n'est pas en allemand, anglais, français ou néerlandais, un traducteur juré doit le traduire. Après un précédent mariage, ajoutez la preuve de sa dissolution, comme un acte de divorce.

Dans une relation à distance, gardez dès le début les traces de votre histoire : appels, messages, billets, photos datées. Pour un visa en vue de se marier en Belgique, l'Office des étrangers demande même un historique chronologique de la relation.

Pour un regroupement familial en Belgique fondé sur une cohabitation légale, le dossier demande davantage. Avec un Belge, vous devez tous deux être célibataires, sans autre relation durable, et votre relation doit être « stable et durable ». L'Office des étrangers retient trois façons de le démontrer.

  • Une cohabitation ininterrompue d'au moins un an avant la demande, en Belgique ou ailleurs.
  • Ou vous connaître depuis au moins deux ans, avec des contacts réguliers par téléphone, courrier ou e-mail.
  • Dans ce cas, trois rencontres sur ces deux années, pour 45 jours ou plus au total.
  • Ou avoir un enfant commun.

6Mariage célébré à l'étranger : reconnaissance et contrôles

Un mariage célébré à l'étranger peut être reconnu en Belgique à deux conditions. D'une part, chaque époux respecte les conditions de fond de son droit national. D'autre part, le mariage respecte les formes du pays de célébration. Au Cameroun, par exemple, l'ambassade de Belgique décrit trois étapes de légalisation. Obtenez d'abord une copie certifiée conforme auprès de l'autorité qui a délivré l'acte. Faites-la ensuite légaliser au ministère des Relations extérieures (Minrex). Déposez enfin la copie légalisée et l'original chez TLScontact. Si vous célébrez aussi une dot au Cameroun, sachez que l'Office des étrangers demande en règle générale des documents officiels.

Pendant l'examen d'un regroupement familial en Belgique, l'Office des étrangers peut vérifier qu'il ne s'agit pas d'une union de complaisance. Il désigne ainsi une union dont l'unique but est un avantage de séjour. S'il doute de votre intention de créer une vie commune durable, il peut vous inviter à un entretien. Il peut aussi demander l'avis du parquet, ce qui a une incidence sur le délai. Pour un couple sincère, le meilleur atout reste un récit cohérent et étayé.

7Visa D : procédure, documents et délais

En règle générale, la personne qui vit à l'étranger introduit elle-même une demande de visa D. D'abord, le formulaire se remplit en ligne sur Visa on Web ; le regroupant peut s'en charger. Cette personne dépose ensuite sa demande en personne au poste belge compétent, ou chez son prestataire privé, comme TLScontact au Cameroun. Le regroupant ne peut pas introduire la demande à sa place depuis la Belgique.

Dans certains cas, un regroupement familial en Belgique peut se demander à la commune, notamment pour le conjoint non européen d'un Belge. Côté délais, l'Office des étrangers doit décider dans les 6 mois suivant une demande de visa liée à un Belge. Avec un regroupant non européen, il dispose en général de 9 mois à partir d'un dossier complet. Il peut prolonger ce délai deux fois de 3 mois. Une fois en Belgique, le titulaire du visa doit se présenter à la commune dans les 8 jours.

Voici les principales pièces d'un dossier de regroupement familial en Belgique, selon l'Office des étrangers. Le poste belge peut en demander d'autres : consultez toujours sa liste.

  • Un passeport encore valable au moins 12 mois à la délivrance du visa.
  • Les preuves de paiement des droits de visa et de la redevance.
  • L'acte de mariage ou la preuve du partenariat, légalisés et traduits si nécessaire.
  • Les preuves des revenus, du logement et de l'assurance maladie du regroupant.
  • Un certificat médical de moins de 6 mois, établi par un médecin agréé par le poste belge.
  • Un extrait de casier judiciaire de moins de 6 mois pour toute personne de 18 ans ou plus.

8Se faire aider sans tomber dans une arnaque

Préparez le dossier tôt, car légalisations, traductions et rendez-vous prennent du temps. Pour une question juridique, Myria, le Centre fédéral Migration, répond gratuitement et en toute confidentialité. Myria ne suit toutefois pas les procédures et ne dispose pas d'avocats. Pour un suivi personnel, consultez donc un avocat spécialisé en droit des étrangers, au besoin via un bureau d'aide juridique. Un service social peut aussi vous orienter.

Personne ne peut vous garantir un visa contre de l'argent. Méfiez-vous des intermédiaires et des faux « agents » qui promettent d'accélérer un regroupement familial en Belgique. Une ambassade de Belgique a d'ailleurs averti que des escrocs vendaient des rendez-vous. Elle rappelle que la prise de rendez-vous est gratuite et que payer n'apporte aucune faveur. Si vous êtes victime, signalez-le à l'ambassade et portez plainte à la police.

Si un partenaire rencontré en ligne réclame de l'argent pour « débloquer » un visa, vérifiez avant tout. Nos conseils pour reconnaître un brouteur peuvent vous aider. Sur Koeur24, la messagerie privée et les appels vidéo aident à faire connaissance. Le badge « Identité vérifiée » signale aussi un profil dont l'équipe a examiné un document officiel. Aucun site de rencontre ne peut toutefois intervenir dans votre dossier de regroupement familial en Belgique.

Questions fréquentes

1Quel salaire faut-il pour un regroupement familial en Belgique ?
Tout dépend du statut du regroupant. Avec un Belge, pour une demande introduite jusqu'au 18 août 2027, l'Office des étrangers annonce 2 217,47 euros net par mois à partir du 1er septembre 2026 (montant indexé, à vérifier sur le site de l'Office des étrangers). Pour un regroupant non européen soumis aux nouvelles règles, la référence est de 110 % du revenu minimum mensuel moyen garanti, plus 10 % par personne à charge supplémentaire. Un revenu inférieur n'entraîne pas de refus automatique.
2Combien de temps dure un regroupement familial en Belgique ?
Pour une demande de visa liée à un Belge, l'Office des étrangers doit décider dans les 6 mois. Avec un regroupant non européen, il dispose en général de 9 mois à partir d'un dossier complet, prolongeables deux fois de 3 mois. Un entretien ou une enquête a aussi une incidence sur le délai. Comptez enfin le temps de réunir, légaliser et traduire vos documents.
3Quels documents fournir pour faire venir sa femme ou son mari en Belgique ?
Prévoyez un passeport valable, l'acte de mariage légalisé ou apostillé, et sa traduction si nécessaire. Ajoutez les preuves de paiement des droits de visa et de la redevance. Le regroupant doit prouver ses revenus, son logement et son assurance maladie. En règle générale, un certificat médical et un extrait de casier judiciaire récents complètent le dossier, et le poste belge peut demander d'autres pièces.

Sources et références

Les organismes officiels à consulter sur ce sujet :

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